Exposition : Hymne à l’art féroïen en plein cœur de Paris

62° de latitude nord, isolées aux confins de l’océan, à mi-chemin entre l’Écosse et l’Islande, découvrez la beauté des îles Féroé. Sur la plus belle avenue du monde à Paris, la Maison du Danemark célèbre la splendeur de cet archipel.


Depuis 1388, les îles Féroé sont sous le contrôle du Danemark. Connu pour être l’endroit le moins ensoleillé du monde, l’institut culturel, situé sur les Champs-Élysées, a souhaité célébrer les créations artistiques de la province. Du 14 janvier au 13 mars 2022, Le Bicolore ouvre ses portes et accueille l’exposition « Un éclat de soleil ». Lumineuse et colorée, elle offre au public un panorama sensationnel de l’art féroïen. Pour dévoiler le meilleur de l’art local, Kinna Poulsen, critique d’art et commissaire d’expositions, s’est chargée d’organiser un moment unique pour exposer les talents insulaires.

A cette occasion, elle a choisi 4 artistes aux aptitudes extraordinaires pour représenter les paysages des 18 îles. Par le prisme de la lumière, ces peintres contemporains et classiques nous emmènent marcher dans les prairies, voyager dans les villages aux maisons multicolores, admirer les cascades et falaises de l’archipel. Ces créateurs ont tous en commun les fameux rayons lumineux pour la simple et bonne raison qu’ils ne connaissent que trop bien le climat changeant des îles Féroé. Car une fois le brouillard dissipé, le soleil marque les couleurs brutes de cet environnement naturel. Un des premiers à le capturer dans ses toiles est Ingalvur av Reyni.

Présenté comme le pionnier de l’art féroïen, il est très vite devenu célèbre et a réussi à influencer de nombreux autres peintres comme les trois autres artistes de l’exposition. Ces œuvres abstraites empruntant le style du cubisme exhibent la nature qui l’entoure avec simplicité. Décédé en 2005, il laissera dans ses jeux de lumière aux couleurs parfois claires allant jusqu’au rougeoyant et au noir profond, une marque indélébile dans la pratique de la peinture féroïenne. Zacharias Heinesen, né en 1936 à Torshavn, s’en imprégnera dans ses toiles géométriques aux éclats de lumières bleues. Galvanisé par son métier, il cite Cézanne dans le film de l’exposition réalisé par Ane Skak : « Je me suis juré de mourir en peignant. » Et cette passion se retranscrit dans ses compositions aux montagnes et rochers anguleux.

La production artistique féroïenne datant de seulement cent ans, Hansina Iversen, elle aussi insulaire de Torshavn, réussit à apporter sa pierre à l’édifice. Pour qualifier ses œuvres à la palette si douce et charnelle, la peintre explique : « C’est comme les étoiles, elles ne sont jamais aussi brillantes qu’avant de s’éteindre ». Cette poésie des éclats de soleil les passionne tous et chacun à sa manière tente de la mettre en valeur. De son côté Rannva Kunoy tente de transcender cette matière physique grâce au pigment cristallin. Avec surprise, lorsque l’œil se balade sur son travail ni narratif ni abstrait, il peut percevoir la transformation lumineuse de ses toiles.

Merveilleusement bien accueillie, l’exposition a réussi son pari : initier les francophones à la culture danoise. La Maison du Danemark ne s’arrête pas là ! Elle vous propose de continuer l’aventure par le biais de la littérature, du cinéma, de la gastronomie et des arts traditionnels. Osez vous envoler pour un moment immersif en plein cœur de l’archipel !

Fanny David

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