Adrien Cachot : un monde à part



Le chef

Il est étonnant cet Adrien. Et attachant aussi. Personne suivant Top Chef ou les réseaux sociaux dédiés à la food ne peut avoir manqué ce cuisinier nonchalant, au talent immense. C’est en marchant qu’il fait son entrée dans le concours quand tout le monde s’agite autour de lui. Il cuisine les abats quand les autres jouent la sécurité. Il esquisse un sourire lorsqu’il remporte une épreuve alors que Paul Pairet fait l’avion. Elevé au milieu du béton de la banlieue bordelaise, sa scolarité chaotique l’emmène sur les bancs des fourneaux. Formé auprès du bordelais Nicolas Magie, il monte à la capitale et embauche au Troquet de Christian Etchebest puis enchaine avec Benoît Gauthier (Le Petit Pan). Quelques années plus tard, c’est avec Emie, sa compagne nippone, qu’il ouvre son resto de poche, Détour, qui sera son terrain d’expérimentation, reflet de sa fantaisie gastronomique, de son inspiration débridée. « Soyez créatifs ! Échouez, réessayez, recommencez encore et encore, la cuisine est un jeu sans limites où seule la remise en question est reine », affirme-t-il.

Aujourd’hui Détour a fermé ses portes, mais de nouvelles aventures attendent Adrien Cachot et nous serons prêts à le suivre dans ses plus folles péripéties culinaires.

En attendant d’ouvrir un nouveau resto gastronomique, c’est à Bruxelles que l’on pourra prochainement retrouver le chef Cachot, en compagnie de son camarade Mallory Gabsi. Lors de la fameuse « guerre des restaurants » de Top Chef – qu’ils avaient remportée – les deux copains s’étaient promis d’ouvrir une friterie, appelée « 140° », la température parfaite du symbole culinaire belge. Après une brève apparition sous format éphémère à Paris, on retrouvera la friterie la plus tendance du moment au sein du WOLF, un food-market de 3000m2 au sein de la capitale belge. Dans ce lieu très réussi sont réunis restos italiens, spécialités libanaises, incontournables burgers ou offre végétarienne. Et très prochainement, la Rolls Royce de la frite !


Le mot du chef

À Top Chef, je voulais absolument réaliser ce contre-pied : combiner un monument de la cuisine traditionnelle avec un monument de la cuisine populaire. J’avais pour cette fois écouté mon chef Paul Pairet pour choisir un pithiviers plus classique, mais je n’ai jamais abandonné cette idée que je propose ici. La base traditionnelle du pithiviers salé français, associée à la base traditionnelle du sandwich de street food turc, m’intéressait. On mêle ainsi deux opposés qui peuvent se marier à merveille, car la ligne directrice des deux plats reste le plaisir. Et il n’y a pas de meilleure chose dans la vie que le plaisir !


Deborah Rudetzki

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